Interview de Didier Jéhanno de ABM - Case Globe-trotters : Au cœur du Festival des Globe-Trotters : échanges, découvertes et inspiration pour voyageurs

Didier, vous êtes impliqué dans ABM depuis plus de 25 ans : comment résumeriez-vous le rôle que joue aujourd’hui le Festival des Globe-Trotters dans l’ADN de l’association et dans votre propre parcours de voyageur ?

Le festival propose la rencontre entre tous les passionnés de voyage, d'aventures et de découvertes. En tant que voyageur, nous essayons de partager nos émotions, nos diverses expériences et notre passion commune qu'est la découverte de l'ailleurs. L'association Aventure du Bout du Monde a été crée en 1988 et propose depuis le partage et l'échange entre les voyageurs de tous horizons à travers le festival mais aussi le magazine bi-mestriel Globe-trotters.

Si vous deviez placer le visiteur « au cœur du Festival des Globe-Trotters », comment décririez-vous concrètement ce qui s’y passe : quels types d’échanges, de rencontres et de découvertes un voyageur peut-il vivre durant ces deux jours à l’Opéra de Massy ?

Le visiteur peut visionner des films d’aventure mais aussi y rencontrer les réalisateurs qui seront présents ainsi que des stands et des débats pratiques pour s’inspirer et trouver de nouvelles idées de voyages. Notre engagement dans ce festival c'est d'instiller chez le visiteurs l'envie d'aller en dehors de sa zone de confort, de se découvrir, de se projeter dans des projets de voyages proches ou lointoins, avec cette curiosité qui nous ouvre le coeur et l'esprit.

En tant que coordinateur de projets éditoriaux comme « Partir autour du monde » et acteur historique d’ABM, comment voyez-vous la complémentarité entre le livre, le magazine Globe-Trotters et le festival pour nourrir l’inspiration et préparer un voyage indépendant ?

C'est un ensemble cohérent, qui est que le voyageur anonyme a aussi des émotions, des envies, des rencontres à partager soit sous forme de texte ou d'images, mais aussi en rencontrant d'autres passionnés pour emtamer une conversation autour de ce qui nous anime. Nous sommes depuis pratiquement une quarantaine d'années, une association qui regroupe celles et ceux qui ont chacun un parcours différent mais qui en même temps se complète, et ont plaisir à partager.

Avec votre recul, qu’est-ce qui distingue, selon vous, les rencontres organisées par ABM (films, débats, stands, réseau d’entraide) d’un simple salon du tourisme classique, et pouvez-vous nous raconter une ou deux rencontres marquantes où un échange au festival a réellement changé la trajectoire d’un voyageur ?

Nous sommes différents car nitre but n'est pas de vendre un circuit, un séjour ou aytre chose, nous souhaitons montrer que tout le monde peut à son échelle partir autour du monde, avec ses propres moyens, et ses propres envies. Nous avons reçu au festival plusieurs personnes qui suite à leur venue se sont lancer dans des tours du monde, et qui se sont découverts, car le voyage nous transforme, nous construit chacun à sa manière.

Le festival se veut un carrefour d’expériences mais il se déroule sur seulement deux jours : quels sont les grands défis pour maintenir à la fois la qualité des contenus (films, intervenants, ateliers) et la convivialité des échanges, tout en restant accessible financièrement aux voyageurs indépendants ?

Le festival est organisé par des bénévoles voyageurs, nous donnons notre priorité à ce que les réalisateurs des films soient présents pour partager avec leur public, de plus nos adhérents se tiennent à la disposition pour parler de leurs dernières aventures soit sur des débats pratiques soit sur des stands qui seront présents sur le festival.

À l’approche de cette 38e édition, comment imaginez-vous l’évolution du Festival des Globe-Trotters dans les prochaines années : formats hybrides présence/numérique, nouvelles générations de voyageurs, enjeux environnementaux… qu’est-ce qui va, selon vous, transformer le plus les échanges entre globe-trotters ?

Nous essayons depuis plusieurs années, de diffuser des documentaires sur les problèmes environnementaux comme cette année avec Cyrille Cornu qui nous parlera des baobabs de Madagascar, menacés de disparition. De même le tourisme éco-responsable nous tient à coeur, car nous sommes aussi conscient que le tourisme est un vecteur économique pour certains territoires, mais aussi pose des problèmes notamment avec le surtourisme. Il est aussi de nous devoir de sensibiliser les voyageurs et d'attirer leur attention sur ces problématiques.

Pour conclure, quel conseil personnel donneriez-vous à un futur visiteur qui hésite encore à franchir les portes du festival : comment en tirer le meilleur parti, que l’on soit grand débutant du voyage au long cours ou globe-trotter déjà aguerri ?

Notre festival est avant tout un événement festif, où le voyageur trouvera parmi la séléction de la trentaine de films et de rencontres, un moment qui lui conviendra et aussi la possibilité d'avoir des conseils pour se lancer dans sa propre aventure. De plus pour ceux qui hésitent à se lancer c'est souvent lors de tel événement que l'on trouve de belles synergies et de belles rencontres pour nous inciter à franchir le pas.

Pour en savoir plus : https://abm.fr

Publié le